Trail de la Côte d'Opale

9 septembre 2018

    

Texte de Marie-Laure :

     En avril dernier, quand Noël m’a proposé de faire ce trail, j’ai accepté sans trop réfléchir… Septembre, c’est loin, septembre, ça laisse le temps de s’entraîner… Et Christine, Valérie et Corinne seront aussi de la partie... Noël et Martine ont tout préparé et organisé. Réserver une chambre d’hôte où nous sommes reçus comme des princes, préparer un repas spécial coureurs... Bref, tout est optimal pour le trail qui s’annonce…

     Nous voilà donc, ce dimanche matin, Christine guidée par Valérie, Corinne, Noël et moi. Tout le monde se parle, échange sur le temps qui est idéal pour courir, le parcours, le trail en général, certains ajustent leur dossard, leurs chaussures.... Bref, un début de course, comme tous les débuts de course, plein de gens qui s’agitent, sauf que là, on est sur une plage ! Eh oui, c’est un trail, pas une course sur route bitumée, mais le premier trail pour moi et la première fois que Noël, mon guide habitué à me guider dans les allées du Parc de Sceaux, le fait cette fois sur un trail.
  
     « 3 2 1 0, c’est parti !» : 5 km de plage, on n’entend pas la mer, mais le bruit des chaussures qui font « flics flocs » dans les flaques d’eau de mer. Pourvu que mes Brooks, mes chaussures les plus récentes, résistent ! Mais je préfère flinguer une paire de chaussures plutôt que mon dos, mes genoux ou autres choses. Comme c’est large, il y a des coureurs partout, tout le monde discute, des inconnus qui nous encouragent, nous félicitent. Christine, Valérie et Corinne sont juste derrière nous, ca discute, on rigole. Je ne me préoccupe pas des kilomètres, encore moins du chrono. Ah, paraît-il qu’on voit les côtes anglaises en face, distantes qu’à 33 km de notre plage… Puis, j’entends des gens, plus haut sur notre droite qui courent dans des pierres. Ca y est, on a finit les 5 km de plage et je suis étonnée qu’ils soient passés si vite.

     Soudain, nous sommes obligés de freiner, puis même de nous arrêter, forcément, on passe de la largeur de la plage de sable mouillé à l’étroitesse d’un petit chemin couvert de petits cailloux … Celadonne l’occasion à Noël et à d’autres de prendre des photos, même un autre coureur se propose gentiment de nous prendre tous les 5 en photo… Ca repart doucement, lentement puisqu’il y a des marches irrégulières la plupart du temps, et sur des cailloux. Il fait frais, il y a un peu de vent et progressivement, on prend de la hauteur. On tournicote, toujours sur ce petit chemin de marches irrégulières et de cailloux. On n’entend que les pas des gens sur les cailloux, beaucoup parlent entre eux, Noël qui me dit «lève» dès qu’il y a une marche…

     On arrive sur une route bitumée, histoire de me rappeler ce que cela fait. Une montée un peu plus longue sur un chemin mi terre mi herbe, puis bitumé. On garde l’allure, cela me fait un bon entraînement pour ma course à venir. Puis une super belle et grande descente ; c’est bien large, pas de risque de gêner ou de bousculer quelqu’un. Je n’ai toujours aucune idée de la distance parcourue et pas la moindre idée du temps. On freine l’allure Noël et moi, pour attendre les 3 autres. Oui, on a dit qu’on faisait ce trail ensemble, alors on s’y tient ! Et puis je ne sais pas s’il va me rester assez d’énergie jusqu’à la fin.

     Parfois des chemins plus étroits, nous obligeant à être l’un derrière l’autre pour laisser passer les autres coureurs, parfois des allées bien plus larges, mais des terrains plutôt variés. On passe non loin d’une ferme, il y a l’odeur caractéristique des vaches, puis le ravitaillement au treizième ou quatorzième km .

    Et c’est reparti ! Vers le dix-septième kilomètre, un autre petit groupe, nous encourage, je reconnais d’ailleurs Martine qui donne de la voix… Nous voici sur un chemin de tracteur, plus difficile pour nous deux : je cours dans une ornière, Noël au milieu du chemin, mais ça tire sur la corde. On change de côté, c’est peut-être un peu mieux. Le brouhaha que faisaient les gens a diminué. Le chemin d’ornières fait place plus tard à une partie sur du sable sec. Là, je comprends pleinement ce que l’expression «pédaler dans la semoule» veut dire : « Je cours, mais j’ai l’impression de ne pas avancer. Du coup, je marche, j’ai l’impression que c’est plus efficace. Des petites marches qui descendent, mais comme elles sont recouvertes de sable sec, cela donne plutôt l’impression de descendre une pente.

    Cette fois, on arrive vers la fin, on se donne tous la main, on avance tous les 5 de front, on s’encourage pour les dernières centaines de mètre à parcourir et nous voilà ! 21 kilomètres de trail. Un trail pas trop compliqué pour un premier, une super ambiance .

Merci à Martine, pour l’intendance, le secrétariat, les encouragements et pour avoir été notre reporter photographe… Merci à Noël, pour m’avoir proposé ce trail et pour s’en être bien sorti pour me guider et merci à tous pour ce beau moment partagé.

Marie-Laure.
 





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